The NeceMoon | June 2013

Municipales du Web : Quelques clarifications s'imposent

by necemon 28. June 2013 20:54

Suite à mon analyse sur les municipales du web, les organisateurs ont produit une réponse dans laquelle ils insistent sur le fait que leur pseudo-maire n'a aucun pouvoir sur personne et n'en aura jamais. Bien que le message soit quelque peu rassurant, plusieurs questions restaient posées par rapport à leur projet, notamment:

1. Est ce qu'il s'agit juste d'une parodie d'élections dans un contexte de divertissement, ou est ce qu'il s'agit de réellement élire des représentants pour les internautes du pays ?
Par exemple, quand ils déclarent dans leur réponse : "Il s’agit de donner la parole aux utilisateurs du web en Côte d’ivoire de désigner celui qu’ils auraient choisi comme porte-voix si le web était une ville réelle."
"qu'ils aurAIENT choisi...SI..."
: Au début c'était comme une blague, une condition "si", une parodie. Sommes nous toujours dans le conditionel "aurAIENT choisi...SI..."? ou alors prétend-il être en realité le porte-voix des utilisateurs du web en CI ? De TOUS les utilisateurs du web en CI ?

2. Comment doit-on comprendre le mot 'maire' ? A quoi ledit maire sert-il exactement ? Qu'est ce qu'il pourrait faire en étant maire qu'il ne pourrait pas faire en ne l'étant pas ? 

3. De qui est-il supposé être le maire ? A quoi s'étend sa "municipalité" ?
Est ce qu'il s'agit des quelques internautes qu'il connaît personnellement ? Serait ce plutôt ceux avec qui il est connecté sur les réseaux sociaux en ligne ? De TOUS les internautes du pays comme il le dit lui-même ? Ou seulement de ceux qui veulent se prêter au jeu, comme le suggèrent les organisateurs dans leur réponse ?

Aussi, ces organisateurs m'adressent des questions dans leur déclaration. Il semblerait que certaines parties de mon premier article n'aient pas été bien comprises, l'avertissement étant plutôt relatif à la suite du projet. J'avais bien mentionné "Pour le moment, il n'y a aucun pouvoir réel, pas de budget". Je n'affirmais pas que ledit maire avait déjà une autorité. D'ailleurs j'affirmais peu de choses dans cet article. Ce que je faisais, c'était surtout poser des questions et relever des ambiguïtés. 

Pour clarifier les choses, dans le texte qui suit, j'apporte des réponses aux questions qui me sont posées, puis je présente une synthèse de la situation basée sur les réactions des organisateurs par rapport à toutes ces amphibologies.

"Pourquoi tirer la sonnette d’alarme quand aucune action n’a jusque-là été posée tendant à imposer quoi que ce soit aux utilisateurs du web en CI? "
Mon article était un avertissement, un appel à la prudence par rapport au futur d'un projet qui me semble délicat. Mon article disait juste : "faisons attention à la suite ; il pourrait y avoir des dérives ou pas, mais dans tous les cas restons vigilants."
Par contre, il ne serait pas correct de dire que rien n'a été fait tendant à imposer quoi que ce soit aux utilisateurs. Il y a eu des déclarations, dans la presse et en ligne, qu'on pourrait qualifier de graves. Je vais juste prendre l'exemple du pseudo-web-maire qui déclare sur la toile et sur les antennes (inter)nationales qu'il a été élu par la majorité des internautes ivoiriens, c'est tout simplement un mensonge sur lequel je ne reviendrai pas outre mesure.
Mais il déclare aussi qu'il est le web-maire de TOUS les ivoiriens. C'est seulement là que j'ai quelque chose à dire, parce que pour ce qui me concerne je n'ai pas de web-maire et je n'en ai pas besoin. J'estime qu'il est inapproprié qu'un individu tende ainsi à s'imposer comme notre représentant, nous la grande majorité des internautes qui n'avons rien à voir avec cette parodie.
Je pense donc qu'il y a lieu d'être vigilant par rapport à certaines confusions dans ce genre. Rien de méchant. Juste un avertissement. Faisons attention à la suite. C'est tout.

"Quand aucune peine n’a été prise pour s’informer et juger des intentions réelles des initiateurs et du maire? Nos intentions sont pures, pour peu que l’on ait pris le temps d’en discuter avec nous"
Pour écrire cet article, je m'étais basé :
- d'une part sur les déclarations publiques dudit maire et de quelques-uns de ses conseillers municipaux. Je n'avais pas jugé nécessaire d'interroger d'autres membres du projet, car j'avais supposé une certaine cohésion entre les organisateurs et leur conseil municipal.
- d'autre part, sur les observations/opinions de certains contacts qui sont sur place et qui ont suivi les évènements, pour avoir une idée de comment les choses sont comprises par les uns et les autres. Je ne détaillerai pas les différents avis ici, je dirais juste que l'ambiguïté plane, comme en témoignent les commentaires à propos de mon article.
En effet, il ne s'agit pas que des intentions réelles, le message véhiculé a aussi son importance.

"Necemon parle des associations déjà présentes sur la scène web ivoirienne. Devons-nous rappeler que ces associations sont des initiatives venant d’une personne ou d’un groupe et que le reste de la communauté y adhère librement?"
Inutile de le rappeler parce que je n'ai jamais dit le contraire. J'approuve que c'est mieux si chaque initiative privée et libre se présente comme telle, et non comme une institution à l'échelle nationale. Ce que j'ai dit sur les associations déjà présentes est assez précis :
"Il y a déjà plusieurs projets et associations dans ce sens tels que Akendewa, Les amis du Numérique, etc. Si rien de tout ça ne suffit et qu'il faut s'organiser en un groupe pour créer une structure, ce serait bien d'en définir clairement la nature et les intentions (sans ambiguïté): une ONG, une association, un syndicat, une startup, etc."
Il n'y a rien de mal à créer une organisation pour défendre certaines valeurs mais il y a une manière de le faire. Aucune des autres initiatives privées ne prétend avoir un maire qui représente toute une Nation.
Chacun est libre de faire tout ce qu'il veut, mais en respectant aussi la liberté des autres, dont la liberté de ne pas avoir de web-maire.

"Devons-nous rappeler qu’aucune personne n’a été obligée de voter? Que certaines associations (Akendewa notamment) ont plébiscité le maire dès son élection?"
Je ne comprends pas ce que ces deux questions ont à voir avec mon article.

"Nous voulons apporter notre pierre à l’édifice."
Je réalise que les organisateurs sont des entrepreneurs talentueux et travailleurs qui veulent utiliser leurs compétences pour régler des problèmes et créer de la valeur. Mais c'est leur approche de ce projet en particulier qui pourrait être un jeu dangereux de par son potentiel à entrainer des confusions, voire des déviations. Ils ont le droit de continuer à jouer - s'ils le veulent, mais en définissant clairement les règles du jeu, les limites du jeu et les implications sur ceux qui sont potentiellement affectés.

C'est dans ce sens que j'ai interrogé les organisateurs par rapport aux ambiguïtés citées plus haut. Suite à nos échanges directs, je note quelques points importants à retenir, que je résume ainsi :

1. Ce projet n'est pas qu'une simple parodie d'élections dans l'intention de divertir. C'est aussi une initiative qui tend à résoudre les problèmes d'un groupe social à l'instar des ONGs.

2. Il n'y a rien que le pseudo-maire puisse faire en étant maire qu'il ne pourrait pas faire en étant pas maire. Le terme 'maire' avait été utilisé pour indiquer qu'il avait été élu par quelques personnes dans le contexte d'une parodie. Hors de ce contexte, Il n'a aucun attribut d'un maire.

3. Le pseudo-maire pourrait seulement être le porte-voix de ces quelques personnes qui sont disposées à jouer le jeu. Il ne représente pas tous les internautes ivoiriens.

Je n'ai rien à ajouter.

N.

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4 important revelations that could certainly accelerate the educational revolution in Africa (Part 2)

by necemon 22. June 2013 16:02

 

3. It is much easier to learn when one is involved in activities that they enjoy

 

What I liked most about education in the West is freedom, students being free to choose the subjects they prefer and to leave out the options they do not like. There are very few restrictions, as long as one can earn enough credits through their selected courses.

 

The biggest advantage is that students are motivated to work, since they do what they really want to, as opposed to some systems where students are obligated to take on all the subjects on the curriculum, whether they like those or not. Being forced to learn things that do not interest them, they will probably forget those after the exams anyway.

 

Furthermore, researches show that those who find the answer themselves retain it better than those who are told the answer. What schools should do ideally is to give children the motivation to get involved, to create an environment where children, driven by their curiosity, solve interesting problems, instead of simply memorizing answers to the problems that have already been solved.

 

This may seem unrealistic with regard to some traditional systems but...

 

 

4. It's not because certain things were done in a certain way in the past that we should allow this to continue.

 

The origins of traditional education come from the military to a large extent. They needed identical people, soldiers, administrators, etc. So they produced such a system. When the industrial revolution happened, they wanted identical people too in order to meet certain standards in factories and assembly lines.

So if we look at school that way, we note the fact that we process 30 or even 40 kids at a time, in a batch just like in a factory, while trying to maintain a common evolution for the whole group, often with the effect half of the class finds the classes too difficult while the other half gets bored.

And if you fail an exam, what do you do? We hold you back and we re-process you, it all matches the way a factory works. This methodology was really useful in the traditional context, but we don't have a shortage of factory workers anymore (on the contrary, unemployment rates have increased in some industries).

We take all these children and we force them to try to adapt to this really complex bureaucracy, but actually it is the system that should adapt to them!

When a kid doesn't conform to the system, he is pressured to fit into the system, as if there was something wrong with him. But in reality, the system is here for the kids, not the other way around...

 

Maybe things will change in the near future, maybe not. In any case, nobody says that it will be easy. There will be challenges, but revolutions destroy the perfect to enable the impossible.

 

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4 importantes révélations qui pourraient certainement accélérer la révolution éducative en Afrique (suite)

by necemon 22. June 2013 08:58

3. l'apprentissage se fait mieux lorsqu'on est engagé dans des activités qu'on apprécie

Ce que j'ai le plus apprécié dans la formation Occidentale, c'est la liberté, les étudiants libres de choisir les matières qu'ils préfèrent et laisser les options qu'ils n'aiment pas. Peu de choses imposées du moment ou chacun peut prendre assez de crédits à travers certaines classes.

Le plus grand avantage c'est que les étudiants sont motivés pour travailler puisqu'ils font des choses qu'ils veulent vraiment faire, par opposition à certains systèmes ou les étudiants sont obligés de faire toutes les matières au programme, qu'ils aiment ou pas. Obligés d'apprendre des choses qui ne les intéressent pas, ils les oublieront probablement après les examens de toute façon.

Par ailleurs, les recherches montrent que ceux qui trouvent la réponse eux mêmes la retiennent mieux que ceux à qui on dit la réponse. Ce que les écoles devraient faire idéalement, c'est donner l'envie aux enfants de s'y mettre, créer un environnement ou les enfants, poussés par leur curiosité, solvent des problèmes intéressants, et qu'ils ne mémorisent pas simplement la réponse aux problèmes qui ont déjà été résolus.

Ceci peut sembler irréaliste par rapport à certains systèmes en place mais...

 

4. Ce n'est pas parce que certaines choses se faisaient d'une certaine façon par le passé qu'on doit forcément continuer ainsi

Les origines du système éducatif traditionnel viennent de l'armée. Ils avaient besoin de gens identiques, des soldats, des administrateurs, etc. Donc ils ont produit un tel système. Quand il y a eu la révolution industrielle aussi, il fallait des gens conformes à une certaine norme dans les usines et chaînes de montages.

Si on observe le système éducatif de cette manière, on note le fait qu'on "traite" 30 voire 40 enfants à la fois, en un lot, où on essaie de maintenir une évolution commune pour tout le groupe, avec souvent pour effet que la moitié de la classe trouve les cours trop difficiles pendant que l'autre moitié s'ennuie.

Comme dans une usine : si tu échoues au BEPC ou au BAC qu'est ce qu'on fait ?  On te retient et on te "re-traite", à l'instar de la production en usine. Et cette méthode était très utile dans le contexte traditionnel, mais il n y a plus de pénurie d'ouvriers d'usine (au contraire, il y a le chômage dans certaines industries).

On prend tous ces enfants et on leur impose de s'adapter à cette bureaucratie vraiment complexe alors qu'en fait c'est le système qui doit s'adapter à eux !

Quand un enfant ne s'adapte pas au système, on lui met la pression, comme s'il y avait quelque chose qui clochait chez lui. Mais en fait, le système est là pour les enfants, pas l'inverse...

 

Peut-être que les choses vont changer dans le futur proche, peut-être pas. Dans tous les cas, personne ne dit que ce sera facile. Il y aura des difficultés, des obstacles, mais les révolutions détruisent le parfait pour permettre l'impossible.

 

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Education | Francais

4 important revelations that could certainly accelerate the educational revolution in Africa

by necemon 21. June 2013 09:37

 

When we talk about academic training, a fashionable expression is to say that the established education system is defective - the current system is not defective, it is built in a great way. It's just that we do not need it anymore, it's obsolete. - Sugata Mitra

 

Ok, I cannot speak for everyone, but based on what I could see in West Africa and South Asia, here are some hypotheses to consider:

 

1. The accumulation of data in the head is often unnecessary

It is often about attending classes all day, every day and memorizing a lot of data. Students are often forced to absorb information, on the assumption that they might need it some day. The truth is, they may never need most of it.

There are some people who can quite easily stay seated still and take notes for 8 hours each day, and then 2 weeks later, they can recite everything they have written and memorized. But there is also this huge population of very talented people who cannot learn that way, especially since any relevant information is easily accessible if they ever need it...

As Sugata Mitra explains, you do not need to memorize anything. You can find the information when you need it. The role of the teacher is especially to guide the young minds to the right questions, not to give the answers, since the answers are everywhere.

 

2. Information is everywhere, just be connected

You just have to be connected, your brain can accept/give remote contributions. It is a fact that the value of your ideas is limited when you are isolated but there is one great hope: wherever I go, even if it is in a remote village or in the middle of the savannah, the very first thing that I ask or check is, do I have that little bandwidth that could give me some GPRS connection or something equivalent? And in the middle of jungles, I see that sometimes it says "connected". And then I know that everything I say can go everywhere and work exactly the same way. It's just a matter of time...

Lois Mbugua, Customer Project Manager at Ericsson Kenya, says connectivity is about opening up to the world. By connecting a village, students can communicate with other students and teachers around the world.

Her colleague Margaret Kositany adds that education used to be limited to what the teacher could tell the students, and the teacher was relying on a few text books. But now students have access to a lot more information.

In fact there is a very big difference between access to information and school. They used to be the same thing, now the information is available online for everyone.

A great example of this would be Coursera, a digital company offering open and massive online courses. According to Daphne Koller, co-founder, the idea is to enable the best universities in the world to put their courses online, so that anyone with an internet connection can benefit from having free access to a great education.

Coursera provides courses in computer science, social sciences, mathematics, statistics, economics, finance and many more. More than 200 courses are currently available.

Since the information is available to anyone connected, it means that if we give access to 10-12 years old children, they will acquire the knowledge if they want - as Seth Godin could deduce.

 

It would not work so well for topics that they are not interested in because...

 

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Image credit : Karen Kakou

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4 importantes révélations qui pourraient certainement accélérer la révolution éducative en Afrique

by necemon 21. June 2013 07:32

Quand on parle de formations académiques, une expression qui est à la mode c'est de dire que le système éducatif en place est défectueux — le système actuel n'est pas défectueux, il est construit de manière formidable. C'est juste qu'on en a plus besoin, il est obsolète. — Sugata Mitra

Ok, je ne peux pas parler pour tout le monde, mais pour ce que j'ai pu voir en Afrique de l'Ouest et en Asie du Sud, voici quelques hypothèses à considérer :

 

1. L'accumulation de données dans la tête est souvent inutile

Il s'agit souvent d'assister à des cours toute la journée, tous les jours et de retenir une énorme quantité d'information. On force les élèves et étudiants à avaler des informations dont ils n'ont pas besoin en supposant qu'ils pourraient en avoir besoin un jour. La vérité est qu'ils pourraient ne jamais en avoir besoin.

Il y a des personnes qui peuvent facilement rester assis pendant 8 heures chaque jour, prendre des notes et 2 semaines plus tard, réciter tout ce qu'ils ont mémorisé. Mais il y a aussi cette énorme population de personnes très talentueuses qui ne peuvent pas apprendre de cette manière, d'autant plus que l'information est facilement accessible s'ils en ont besoin...

Comme explique Sugata Mitra, tu n'as pas besoin de mémoriser quoi que ce soit. Tu peux trouver l'information au moment où tu en as besoin. Le rôle de l'enseignant c'est surtout d'orienter les jeunes esprits vers les bonnes questions, pas nécessairement de donner les réponses, vu que les réponses sont partout.

 

2. L'information est partout, il suffit d'être connecté

Il suffit d'être connecté, ton cerveau peut accepter/donner des contributions à distance. C'est vrai que la valeur de tes idées est limitée quand tu es isolé mais il y a un grand espoir : ou que j'aille, même si c'est dans un village ou en pleine savane, la toute première chose que je demande ou que je vérifie, c'est, est ce que j'ai le réseau qui pourrait me donner un peu de connexion GPRS ou quelque chose d'équivalent? Et au beau milieu des jungles, je vois que des fois c'est écrit "connecté". Et je sais alors que tout ce que j'exprime peut aller partout et fonctionner exactement de la même façon. C'est juste une question de temps...

Lois Mbugua, Customer Project Manager chez Ericsson Kenya, précise que la connectivité consiste surtout à s'ouvrir au monde. En connectant un village, ses élèves peuvent communiquer avec d'autres élèves et professeurs à travers le monde.

Sa collègue Margaret Kositany ajoute que, avant l'éducation était limitée à ce que l'instituteur pouvait dire aux élèves en se basant sur quelques bouquins. Mais maintenant les élèves ont accès à beaucoup plus d'informations.

En fait il y a une grande différence entre l'accès à la formation et l'école. Avant c'était la même chose, maintenant la formation est disponible en ligne pour tous.
Prenons par exemple le cas de Coursera, une entreprise numérique proposant des cours en ligne ouverts et massifs. Selon Daphne Koller, co-fondatrice, l'idée est de permettre aux meilleures universités du monde de mettre leurs cours en ligne, de façon à ce que quiconque ayant une connexion Internet puisse accéder gratuitement à une bonne formation. 

Coursera fournit des cours sur l'informatique, les sciences sociales et humaines, les mathématiques et les statistiques, l'économie, la finance et bien d'autres.

Plus de 200 cours sont actuellement disponibles. L'ajout de cours de l'École polytechnique fédérale de Lausanne (programmation et mathématiques) et le l'Université de Genève (théologie) en français rend Coursera accessible aux francophones.

L'information étant disponible à toute personne connectée, ça veut dire que si on donne l'accès à des enfants de 10-12 ans, ils vont acquérir la connaissance s'ils le veulent — comme déduit Seth Godin.

Cela ne marcherait pas si bien avec des thèmes qui ne les interessent pas parce que...




Crédit image : Karen Kakou

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Gamification: 5 peculiar concepts that African schools could actually use (Part 2)

by necemon 18. June 2013 08:42

 

4. External motivators

 

What's that?

In Africa, in general, there are not enough teachers and not enough hours of classes a day to teach children everything they need to know. That's why we need children to stay interested and continue to learn voluntarily, even after leaving the classroom.

There is a solution that costs virtually nothing: alternate reality games.

An Alternate Reality Game (ARG) is a multi-media game that deliberately blurs experiences perceived within and out of the game.

Immersive fictions that blur the boundaries between the real and imaginary world, they unfold both online and in real life, they spread through all channels: treasure hunts in the city, texting, posters, e-mails, websites etc.
(Marie Lechner - Libération)

More than a riddle game, ARGs are essentially a new way of telling stories. These are fictions that are played in real life, instead of being confined to the pages of a book or the images of a screen. Players can see the plot hatch and expand in real time. It's a much richer and fun interactive experience.
(Adrian Hon - Puppetmaster)

Basically, it is the encounter between a large-scale treasure hunt, implying the interactive unfolding of a story, and a community of players (or students, in this case).

 

Why is it cool?

We can use the information we want students to learn as keys to unlock more and more games. And while looking for this information, they will necessarily learn many other things at the same time. And if it's really interesting, they could even meet after school to continue the treasure hunt.

 


5. Unexpected connections

 

What's that?

The previous game is good but it requires a lot of preparation time for anyone who wants to arrange it properly... For those who want something simpler, there is a research game which is about choosing 2 unrelated interesting concepts, and find the connection between them.

For example: Africa and Deep Learning.

Each player finds a series of links that lead from one theme to another.

The game works well with Wikipedia. It's not just about scanning links, but they should also describe the connection between these links. All successful students earn experience points but the winner is the one who makes the connection using the fewest possible links, he obviously gets bonus points.

 

Why is it cool?

This exercise encourages curiosity and allows students to come across information that they would not have explored otherwise.

Also, encouraging them to take the shortest path is giving them the motivation to go back to information, to think about it, to explore new directions that derive from this information.

But more importantly, this exercise leads them to study the connection between information, that is, how ideas are related, which is a vital skill, even for adults, it is important to contextualize knowledge and to understand the importance of certain topics that do not interest them directly.

 

So for our example, if we want to find the relationship between Africa and Deep Learning:

Africa => Evolution => Artificial Intelligence => Deep Learning

 

Try to beat that...

 

<< Read the first part

 

Inspired by a presentation from Extra Credits
Image credit : Africa

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Gamification : 5 concepts décalés que les écoles africaines pourraient vraiment utiliser (suite)

by necemon 18. June 2013 08:27

 

4. Motivateurs externes

 

C'est quoi ça ?

En Afrique, en général il n y a  pas assez d'enseignants et il n y a pas assez d'heures de cours par jour pour apprendre aux enfants TOUT ce qu'ils doivent savoir. C'est pour ça qu'on a besoin que les enfants restent intéressés et continuent eux-mêmes d'apprendre volontairement, même après avoir quitté la salle de classe.

Il ya une solution qui ne coute virtuellement rien : les jeux en réalité alternée

Un jeu en réalité alternée (Alternate Reality Game - ARG) est un jeu multimédia, qui de manière délibérée entretient le flou entre les expériences perçues lors du jeu et hors du jeu.

Fictions immersives qui brouillent les frontières entre le monde réel et imaginaire, se déploient à la fois en ligne et dans la vraie vie, se propagent par tous les canaux : chasses aux trésors dans la ville, textos, affiches, e-mails, sites Internet, etc.
(Marie Lechner - Libération)

Plus qu'un jeu de devinette, les ARG sont avant tout une nouvelle manière de raconter des histoires. Ce sont des fictions qui se jouent dans la vie réelle, au lieu d'être confinées dans les pages d'un livre ou sur les images d'un l'écran. Les joueurs peuvent voir l'intrigue éclore et se déployer en temps réel. C'est une expérience interactive beaucoup plus riche et amusante.
(Adrian Hon - Puppetmaster)

Fondamentalement, il s'agit de la rencontre entre une chasse au trésor en grandeur nature sous la forme d'un jeu de piste, impliquant le déroulement interactif d'une histoire, et une communauté de joueurs (en l'occurrence d'élèves ou d'étudiants).

 

Pourquoi c'est cool ?

On peut utiliser l'information qu'on veut que les élèves apprennent comme clés pour débloquer le jeu qui suit. Et en cherchant cette information, ils vont forcément apprendre plein d'autres choses au passage. Et si c'est intéressant, ils pourraient même se réunir après l'école pour continuer la chasse au trésor.

 

 

5. Liaisons inattendues

 

C'est quoi ça ?

Le jeu précédent est bien mais ça demande beaucoup de temps d'organisation... Pour ceux qui veulent quelque chose de plus simple, il y a un jeu de recherche où il s'agit de choisir 2 mots au hasard mais qui n'ont rien en commun a priori, 2 concepts aléatoires mais intéressants, et trouver la connexion entre eux.

Par exemple : Afrique et Paypal.

Chacun trouve une série de liens qui mène d'un thème à l'autre.

Le jeu marche bien avec Wikipédia. Il ne s'agit pas juste de scanner des liens mais aussi décrire la connexion entre ces liens. Tous les élèves qui réussissent gagnent des points XP mais le gagnant est celui qui réussit à faire la connexion en utilisant le moins de liens possibles, ce dernier obtient bien sûr des points XP en bonus.

 

Pourquoi c'est cool ?

Cet exercice encourage la curiosité et permets aux élèves de croiser des informations qu'ils n'auraient pas examinées autrement.

Et les inciter à prendre le chemin le plus court, c'est leur donner des motivations de retourner vers l'information, d'y réfléchir, d'explorer de nouvelles directions qui dérivent de cette information.

Mais ce qui est encore plus important, cet exercice les entraine à étudier la connexion entre informations, c'est à dire comment les idées sont liées, ce qui est une compétence vitale, même pour les adultes, c'est important de contextualiser ses connaissances et de comprendre l'importance de certains sujets qui ne les intéressent pas directement.

 

Donc pour notre exemple, si on veut trouver la relation entre Afrique et PayPal:

Afrique => État => Libertarianisme => Paypal

(fr.wikipedia.org/wiki/Afrique => fr.wikipedia.org/wiki/État => fr.wikipedia.org/wiki/Libertarianisme => fr.wikipedia.org/wiki/PayPal)

 

Essaies de faire mieux que ça...

 

<< Lire la première partie

 

Inspiré d'une présentation de Extra Credits

Crédit image : Africa

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Gamification: 5 Peculiar Concepts That African Schools Could Actually Use

by necemon 17. June 2013 19:53

 

Gamification is the transfer of game mechanics to other fields, especially websites, learning situations, work contexts or social networks. The objective is to increase the acceptability and the use of these applications by relying on our human predisposition to entertainment.

This design technique allows people to adopt certain behaviors, usually some behaviors that could be considered irrelevant or things they would not normally do: filling out a questionnaire, buying a product, watching advertisements or, as in our current instance: assimilating knowledge.

Therefore, by applying these video-game-inspired techniques to a classroom context, most courses can become much more interesting:

 

1. Progressive evaluation system

 

 What's that?

Let's admit that the education system in Africa is currently rather demotivational.

From the beginning of the school year, and starting the first homework, the ambitious student sees himself with a perfect score of 20 out of 20, but from there, the only possible direction is the reduction of his points, depending on his mistakes. If he is really brilliant, he could stay close to the average of 20, otherwise in general his average score drops with each of his mistakes.

There is a sort of feedback loop that encourages failure: when you have a bad grade, you feel less motivated to study, so you study less, so you have more bad grades, and so on. Basically, the more you fail, the more you fail.

However, in games, we learn that progress encourages progress and that the desire to be effective is a much stronger motivator than the fear of failure.

Hence we could assess the students performance just as in video games, so that any given assignment would have an XP (Experience Points) value, and if all the students start with 0xp, and they earn points as and when they find answers, complete homework/quizzes, and progress from level to level.

In this case, each assignment or exam appears to be a reward, rather than a discouraging punishment.

 

Why is it cool?

It's a lot more fun to win things than to lose things. Plus, this methodology never leads students to a point where they feel that they have to give up.

The good news is that you do not even have to change how average grades are calculated. It is still the same total number of points, to be divided by the same number of tests.

For example, if there are 5 homework out of 20, that's 100 points. Instead of starting from 100 points and losing points with mistakes, we move to a perspective where each starter has 0 points, and depending on his performance at each test, he earns a few points: +10, +5, + 15, etc. Thus the pupil only goes up and not down.

 

 

2. Global bonus

 

What's that?

To extend the evaluation system described above, one can even add global bonuses, for example if one of the students reaches 200 points, the whole class gets a bonus of 10 points. Or if 5 students reach 100 points, the whole class gets + 2xp or a chocolate cake.

 

Why is it cool?

This kind of reward system encourages solidarity among students and encourages the best students to help their classmates.

 

 

3. Power to Impact

 

What's that?

One of the big challenges in the education system is about taking care of children who do not feel that their actions are relevant to their own lives. To feel that you have an impact, means to feel that you control your own destiny, and that your choices make a difference.

Students who do not feel this impact tend to believe that they have no control over their parents' choices about their education. Without this feeling of impact, it is almost impossible to feel motivated. Instead of making decisions about the future, one merely undergoes the events of life without having long-term goals.

The more you feel that you have the power to impact in your life, the harder you work, the more you are keen to engage in more ambitious tasks.


Why is it cool?

In fact, people with this sense of power are more resilient in the face of external forces outside their control that are disturbing their plans. They adapt more easily, overcome obstacles and proceed towards their goals.

So how to amplify this sense of power? Through games, obviously. Games that instill the idea that you control the future. In games, the cycle between choice and results is usually much shorter than in real life (and also much better indicated).

In games, the player tries something, he fails; he tries something else, he fails again, he continues to make new decisions until he succeeds.

Games teach that different choices have different outcomes and that everyone controls the choices they make. The philosophical implication is that life is not simply a series of things that just happen to you.

 

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Inspired from a presentation from Extra Credits

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Education | English

Gamification : 5 concepts décalés que les écoles africaines pourraient vraiment utiliser

by necemon 17. June 2013 19:43

 

La gamification (ou ludification) est le transfert des mécanismes du jeu dans d’autres domaines, en particulier des sites web, des situations d'apprentissage, des situations de travail ou des réseaux sociaux. Son objectif est d’augmenter l’acceptabilité et l’usage de ces applications en s’appuyant sur la prédisposition humaine au jeu.

Cette technique de conception permet d’obtenir l'adoption de certains comportements chez certaines personnes, généralement des comportements que l’on pourrait considérer sans intérêt ou des choses que l’on ne voudrait pas faire en temps normal : remplir un questionnaire, acheter un produit, regarder des publicités ou dans notre cas actuel : assimiler des informations.

Du coup, en appliquant ces techniques inspirées de jeu vidéo à nos salles de classe, les cours peuvent devenir beaucoup plus intéressants :

 

1. Système d'évaluation progressif

 

C'est quoi ça ?

Avouons qu'en ce moment, le système éducatif en Afrique (Francophone, mais pas que) est plutôt démotivationnel. 

Dès la rentrée, et en commençant les premiers devoirs, l'élève ambitieux se voit avec un 20/20, mais de là, la seule direction possible c'est la réduction de ses points, en fonction de ses erreurs. S'il est vraiment très bon, il pourrait rester proche du 20 de moyenne, sinon en général sa moyenne baisse à chacune de ses erreurs.

Il y a comme une boucle de rétroaction qui encourage l'échec : quand tu as une mauvaise note, tu as moins envie d'étudier, donc tu étudies moins, donc tu as plus de mauvaises notes, et ainsi de suite. En gros, plus tu échoues, plus tu échoues.

Alors que dans les jeux, on apprend que le progrès encourage le progrès et que le désir d'être efficace est un motivateur beaucoup plus fort que la peur d'échouer.

On pourrait donc évaluer les élèves comme dans un jeu vidéo, ainsi les devoirs auraient une valeur de points d'expérience (XP), et si tous les élèves commencent avec 0xp, et ils gagnent des points au fur et à mesure qu'ils trouvent des réponses, font des devoirs, et progressent ainsi de level en level (niveau).

Dans ce cas, chaque devoir ou examen a l'air d'être une récompense, plutôt qu'une punition décourageante.

 

Pourquoi c'est cool ?

C'est beaucoup plus marrant de gagner des choses que d'en perdre. En plus cette méthodologie ne mène jamais les élèves à un point ou ils sentent qu'ils doivent abandonner.

La bonne nouvelle c'est qu'il n'est même pas nécessaire de changer la façon dont on calcule déjà les moyennes des classes. Toujours le même nombre total de points, à diviser par le même nombre de tests.

Par exemple, s'il y a 5 devoirs sur 20, ça fait 100 points. Au lieu de partir de 100 points et perdre des points avec des erreurs, on se met dans une logique où chacun a 0 points, et en fonction de sa performance à chaque devoir, on lui rajoute quelques points : +10, +5, +15, etc. Ainsi l'élève ne fait que monter et non descendre.

 

 

2. Bonus global

 

C'est quoi ça ?

Pour étendre le système d'évaluation décrit précédemment, on peut même ajouter des bonus globaux, par exemple si l'un des élèves atteint 200 points, toute la classe obtient un bonus de 10 points. Ou alors si 5 élèves atteignent 100 points, toute la classe obtient +2xp ou un gâteau au chocolat.

 

Pourquoi c'est cool ?

Ce genre de système de récompense encourage la solidarité entre les élèves et encourage les meilleurs élèves à aider leurs camarades.

 

 

3. Pouvoir de l'Impact

 

C'est quoi ça ?

L'un des gros problèmes dans le système éducatif, c'est de s'occuper d'enfants qui ne sentent pas que leurs actions ont une portée sur leur propre vie. Sentir qu'on a un impact, c'est sentir qu'on contrôle sa propre destinée, que ses choix font une différence.

Les élèves qui n'ont pas ce sentiment d'impact trouvent qu'ils n'ont aucun pouvoir sur les choix que leurs parents font par rapport à leurs études. Sans ce sentiment d'impact, c'est presqu'impossible de se sentir motivé. Au lieu de prendre des décisions par rapport au futur, on se contente de subir les évènements de la vie sans avoir d'objectifs sur le long terme.

Plus tu sens que tu as de l'impact dans ta vie, plus tu travailles dur, plus tu es prêt à t'engager dans des taches plus ambitieuses.

 

Pourquoi c'est cool ?

En fait, les personnes qui ont ce sens de pouvoir sont plus résistantes en face de forces extérieures en dehors de leur contrôle qui gâchent leurs plans. Plus facilement elles s'adaptent, surpassent les obstacles et continuent vers leurs objectifs.

Et comment amplifier ce sens de pouvoir ? A travers des jeux, bien sûr. Des jeux qui propagent l'idée que tu contrôles le futur. Dans les jeux, le cycle entre choix et résultats est généralement beaucoup plus court que dans la vraie vie (et aussi beaucoup mieux indiqué).

Dans les jeux, le joueur essaie quelque chose, il échoue; il essaie quelque chose d'autre, il échoue encore, il continue de prendre de nouvelles décisions jusqu'à ce qu'il réussisse.

Les jeux apprennent que différents choix ont différent résultats et que chacun contrôle les choix qu'il fait. L'implication philosophique est que la vie n'est pas simplement une série de choses qui t'arrivent.







Inspiré d'une présentation de Extra Credits

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Education | Francais

WARNING: Web Municipality And Community Freedom

by necemon 8. June 2013 14:23

 

This is just a warning with respect to the recent 'web municipal elections'(!) in Ivory Coast.

 

Revisiting the facts

It all started like a joke, there was even an agama reptile among the candidates (obviously a fictive character).

The initial idea seems to be some elections parody, some way of showing that technology and its users were able to come up with peaceful, transparent elections.

The project appears online a couple of months back, then follow some online promotion through Facebook and Twitter and a few weeks later, about 500 people take part to the alleged virtual election.

A few local and international blogs relay the story, it all suddenly gets serious, there's even an investiture ceremony(!), the Ivorian Web population(?) would purportedly be having a mayor...

The parody assumes a new form, and with baby steps, some projects of taking over responsibilities and placing regulations are starting to raise...

 

A couple of definitions

First off, it's important to understand what this is about.

What's a mayor ? A mayor is the highest-ranking officer in the municipal government of a town or a large urban city. He is the Chief Executive Officer of the municipality. He represents the municipal AUTHORITY. He holds the EXECUTIVE POWER at city level.

Because it's not enough anymore to create project and improve the users condition as entrepreneurs do. It's not enough anymore to communicate ideas like bloggers do. No, It's not enough to sell products and services online as e-marketers, now it's about try to control how things should work ? To control whom ?

Politics : The art or science of influencing other people on a civic or individual level. It refers to achieving and exercising positions of governance — organized control over a human community, particularly a state. A variety of methods is employed in politics, which include promoting its own political views among people, negotiation with other political subjects, making laws, and exercising force.

 

Based on those two definitions, the idea of an apolitical mayor doesn't make much sense. But we will get back to that soon enough.

 

Analysing the current context based on analogies

A couple of start-ups (small private companies) decide on their own to launch some elections in order to appoint a mayor within their web community. The community part itself is ambiguous. Is it just the Internet users they personally know ? Or everyone they are connected to online ? Or is it about all the Internet users throughout the whole country ? Anyway, the project 300 Facebook fans and 13 Twitter followers don't really suggest that the whole country was feeling concerned about this election thing (I am just saying).

The analogy between the Web and a city doesn't work too well in this case because the web represents freedom, among other things it's a more or less neutral platform where everyone can express themselves.

The analogy that work best here would be a comparison with a beauty pageant:

-managed by a private/autonomous organization

-winner selected based on some physical/intellectual attributes

-the audience being made up of only those who decided to join the game

-prizewinners try to make good deeds, but they don't try to exercise any power against the audience (and certainly not against those who have nothing to do with the contest)

To be fair, laureates of beauty pageants would generally have more impact as the important prize they win would give them the opportunity to do so. Also their title could be endorsed by their local authorities. But those are just details and the comparison works well for the most part.

 

Analysing the concept itself

I don't know the individual in person. I don't know whether he's motivated by a quest for domination, by the buzz effect or if he is still in the initial parody logic, but whatever. That's not the point. The concern is the idea of having a pseudo-web-mayor to begin with. Is it really something that the (Ivorian) Web community need ?

So far, there's no actual power, no budget, just intentions. But, over time, this project could reach a bigger scale, and even involve some influential people or groups trying to acquire more control.

No, wait, as a matter of fact, it has already started :

"Likely to happen in the coming weeks : a web charter signed by all these local actors..."

Who exactly is going to sign that charter ? Who are those actors who deserve to decide how the rest of the population should or should not use the Internet ? While there are places where some fight for their own freedom, is it the opposite in CIV with some Internet users working at reducing the freedom of other Internet users ?

Just as reminder, this is the definition of 'charter' : a document outlining the principles, rules, functions, and organization of a corporate or political body.

More rules ? More laws about the ways one can navigate the Internet in the country ? Is that really what we need ?

I am not saying everything in the country Internet ecosystem is already perfect. Actually, a lot of things could be done.

- People making efforts, doing research to improve things, that's good.

- Raising ressources, capitals, skills could boost the preparation, launch and management of different projets.

- Entrepreneurs with various skillsets launching projets to solve issues and to create value, that's great too.

But what exactly is the use of creating another form of authority as an attempt to control others ? How does it benefit the community as a whole ?

 

If some people feel like creating a syndicate with their own charter, they can - if they want. But that wouldn't give them the right to speak on behalf of a whole country. If the Ivorian Web community is made up of all the Ivorian people on the web, then it's not just the 534 people who took par to that vote. There are MORE than 20 millions people (20 000 000) living in The Ivory Coast, and each of them is a potential Internet user (many don't have access to the Internet yet, but it's just a matter of time). Many of these people are adults, educated or both. Therefore, those are people to be taken seriously. Additionally, there's also the diaspora.

 

Conclusion

This is just about being careful relatively to the next direction of that project. If everyone could keep on doing whatever they want to do without invading anyone else freedom, that would be great.

Maybe as an individual, my personal opinion doesn't matter, but beyond the 150 Internet users who endorsed this vote, the question is, out of the 20+ millions potential internet users in the country or attached to the country, how many don't want/need such an authority?

We are Legion.

 

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Necemon

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